À TRAVERS LE CAMPUS DE LA CROIX-ROUGE

Festival Reims Scène d’Europe / Comédie de Reims, CDN de Reims / performance à 23 bimeurs avec le Collectif bim, le collectif 17 et la classe théâtre de la Comédie de Reims / Déambulation dans le campus universitaire de Reims

Février 2018

À l’initiative de la Comédie de Reims et à l’occasion du festival Reims Scène d'Europe, six bimeurs sont venus poser leurs baskets et leurs regards sur le campus universitaire de la Croix-Rouge à Reims.

L’objectif annoncé: une déambulation au départ du tramway Croix-Rouge à travers les chemins intérieurs et les bâtiments de la faculté, jusqu’à la Bibliothèque Universitaire Robert de Sorbon.

Mais nos six bimeurs n’étaient pas seuls : pour les accompagner, six membres du collectif 17, jeune collectif de comédiens affilié à la Comédie de Reims, ainsi que onze élèves de la classe de la Comédie, de Reims toujours. Il s’agissait pour bim de transmettre son travail, de transmettre son savoir, ses clefs et ses boîtes à outils, il s’agissait de transmettre son regard, un certain regard, de découvrir, de donner envie aussi, et enfin de faire création. Mais jamais la semaine de travail et le résultat en lui-même n’ont été conçus comme de simple cours, des conseils et des passations, l’objectif et la teneur en elle-même du projet était belle et bien de refaire collectif, de bimer tous ensemble, de bimer à vingt-trois !

 

L’aire de jeu tout d’abord : une faculté avec ses amphis, son RU, sa BU, ses salles de TD, ses chemins en terre reliant les bâtiments, ses pelouses vertes que personne ne piétine (nous sommes en hiver, il reste des tas de neige éparses, mais sous les chaussures, de la boue), et ses étranges Coquilles de Reims, classées au patrimoine du XXe siècle.

Et puis le rythme si particulier de la fac. Ici, quelques personnes errent dans les couloirs, téléphonent, se déplacent en groupes de deux ou trois, et puis, durant quelques minutes, les bruits s’élèvent, les étudiants sortent en nombre des amphis, les couloirs rétrécissent et ça s'attroupe à la machine à café. Et puis, de nouveau, le calme, quelques solitudes dans l’espace, et de nouveau, l’agitation.

 

Nous avons ainsi bimé tous ensemble, à vingt-trois (ce privilège si rare), au travers d’une allée venteuse, nous avons écouté les pigeons et secoué les piliers métalliques du hall, nous avons navigué le long des amphis, marché sur un quai, assisté au tableau de deux visages de femmes identiques (dont une fermait les yeux), et au tableau de personnes nous saluant, nous avons vu au loin, et autant de choses encore que chacun des spectateurs conviés ont pu apercevoir.

Et nous sommes enfin arrivés à la bibliothèque.

Cette dernière contrastait de notre parcours de part la grandeur du bâtiment et  le silence qui y régnait. Les universitaires présents devenaient alors à la fois spectateurs et acteurs, complices de nos passages et des lignes rouges dessinées par nos costumes.

 

Et bim !

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