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VUES !

==  Création prévue en juin 2024 ==

Nous travaillons principalement dans l’espace public, et nous y faisons le constat récurrent des inégalités liées au genre : remarques sexistes, lieux occupés exclusivement par des hommes, regards insistants sur les corps des femmes… Cela impacte notre travail et celui des groupes avec lesquels nous créons. Le Collectif bim souhaite maintenant questionner la place des femmes dans l’espace public, et a fortiori, la réinventer !

Nous nous sommes lancé.e.s dans la création d’une nouvelle performance participative menée et jouée par des femmes : “Vues !”.

En tant que femme, notre liberté dans les espaces publics est amplement entravée par la peur et par les interdits. Nous l’avons expérimenté, le simple fait d’être un groupe joyeux et puissant, composé exclusivement de femmes jouant dans l’espace public, produit déjà une forme de subversion ! C’est dire.

Avec “Vues !” nous voulons occuper l’espace par nos corps en mouvement, nous voulons inverser la tendance à l’invisibilisation imposée aux femmes. Nous souhaitons choisir d’être regardées, prendre la place, et tourner en dérision les interdits qui pèsent implicitement sur nous. Par l’acte de performance, nous cherchons à créer de nouvelles représentations dans l’espace public, à inventer de nouveaux usages, de nouveaux possibles “féminins”. Nous célébrons joyeusement la présence des femmes dans l’espace public.

Octobre 2021

Place Djebraïl Bahadourian, quartier Moncey (QPPV) / Lyon 3 / 5 bimeuses et un groupe d’habitantes

 

Le Collectif bim a souhaité, à travers le projet Vues !, questionner la place des femmes dans l’espace public.

Grâce au soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, et en association avec le génial Centre Social Bonnefoi, nous avons travaillé pendant une semaine, en non mixité de genre, avec des habitantes des quartiers de la Guillotière et de Moncey-Voltaire, pour créer une performance pour la Place Djebraïl Bahadourian (Lyon 3).

Notre protocole de travail commençait par des temps en salle, avec des exercices collectifs de théâtre et de danse, pour apprendre à se connaître et se faire confiance, et des temps de discussions et de partages d’expériences. Nous avons échangé autour des interdits implicites auxquels beaucoup de femmes font face dans l’espace public. Nous avons été frappées par la similarité de nos ressentis et de nos vécus ; ils ont constitué la matière principale de notre performance.

Par la suite, nous avons progressivement investi la Place Bahadourian dans le quartier Moncey -place majoritairement occupée par des hommes- par des exercices et des improvisations. Au fur et à mesure de la semaine, nos peurs ont fait place à la joie communicative de faire de l’espace public un espace de jeu pour notre groupe de femmes.

Le travail a abouti à une performance architecturée en trois mouvements : l'empêchement des femmes à investir l’espace, l’assignation actuelle des femmes dans l’espace public et le renversement de ces assignations avec l’invention de nouvelles façons d’habiter et d’être dans l’espace.

Les retours des spectateur.trice.s du quartier ont été très positifs et curieux. Cette première expérience en non-mixité de genre a été particulièrement enrichissante -et forte en émotions !- pour tout le groupe de bimeuses et participantes !



 

Ce projet a été soutenu dans le cadre du dispositif « été culturel » du ministère de la culture.

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Louka Petit Taborelli ©

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