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- PASSER ORSAY EN REVUE | Collectif bim
s p r a è PASSER ORSAY EN REVUE juillet 2025 à avril 2026 La Ville d'Orsay, la MJT-SC Jacques Tati, la Drac, le Conservatoire (CRD), le collège Alain Fournier / exposition photographique - Orsay / 4 bimeur.euse.s, 1 photographe, une centaine de participant·es © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Collectif bim © Collectif bim © Collectif bim © Collectif bim © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Émilie Contensou © Collectif bim © Collectif bim © Collectif bim © Collectif bim Ce projet s’inscrit dans un ensemble d’actions artistiques mené par le Collectif bim dans la Ville d'Orsay sur toute la saison 2025-2026. Passer Orsay en revue est l’aboutissement d’un travail in situ mené avec différents groupes d’adolescent·e·s, et donnant lieu à une série de mises en scène photographiques dans plusieurs espaces de la ville. Chacun et chacune a été amené·e à investir ses espaces quotidiens avec une approche nouvelle : celle du jeu, de la poésie, de la subversion. L’ensemble des tableaux créés et photographiés ici, nous donne à voir des portraits doubles : portraits collectifs des adolescent·es, mais aussi portraits des lieux eux-mêmes, revisités par de nouveaux usages. En juillet 2025, le Collectif bim a mené des ateliers avec 10 adolescentes de la Ville d'Orsay. À partir de la question : « Qu’est-ce que je n’ose pas faire dans la rue en tant que fille ? », elles ont exploré l’espace public à travers des jeux, des mises en situation et des improvisations collectives. Avec humour et audace, elles ont expérimenté d’autres manières d’être visibles, d’occuper la rue et de se réapproprier les lieux du quotidien. > voir impr évues Entre janvier et mars 2026, des classes de 5ème, 4ème et 3ème du collège Alain Fournier ont investi l’ensemble de l’établissement. De la salle de classe aux couloirs, en passant par le gymnase ou même le toit, les élèves en ont détourné les fonctions et défié les interdits. Il s’agit de regarder le collège sous un autre angle, et d’y chercher du frottement, de la facétie. Les décors scolaires deviennent alors un terrain de création et ouvrent les imaginaires. Au CRD (conservatoire), les élèves de CHAD (Classe à Horaires Aménagés Danse) se sont amusé·es à sortir la danse du studio habituel, et à faire surgir le mouvement dans des espaces où on ne l’attendrait pas : dans l’ascenseur, à l’extérieur, ou même dans les espaces techniques. À travers des jeux de postures et de composition, elles et ils ont réalisé collectivement des tableaux vivants. Les corps des danseuses et danseurs révèlent ici l’architecture épurée et entrent en résonance avec l’environnement. photos : Émilie Contensou t v a a n
- DÉAMBULATION DANS SAINT-FLOUR-DE-MERCOIRE | Collectif bim
s p r a è DÉAMBULATION DANS SAINT-FLOUR-DE-MERCOIRE juillet 2017 Stages Polymômes - Théâtre de l'Arentelle / déambulation - Saint-Flour-de-Mercoire / 2 bimeur.euse.s et 16 lycéen.ne.s © Alix Watel © Ferdinand Barbet © Ferdinand Barbet © Ferdinand Barbet © Ferdinand Barbet © Alix Watel © Ferdinand Barbet © Fanette Cazajous © Fanette Cazajous © Ferdinand Barbet © Fanette Cazajous © Alix Watel © Fanette Cazajous © Fanette Cazajous © Alix Watel © Ferdinand Barbet © Ferdinand Barbet © Ferdinand Barbet © Ferdinand Barbet © Alix Watel © Ferdinand Barbet © Fanette Cazajous © Fanette Cazajous © Ferdinand Barbet © Fanette Cazajous © Alix Watel © Fanette Cazajous © Fanette Cazajous © Alix Watel © Ferdinand Barbet © Ferdinand Barbet © Ferdinand Barbet © Ferdinand Barbet © Alix Watel © Ferdinand Barbet © Fanette Cazajous © Fanette Cazajous © Ferdinand Barbet © Fanette Cazajous © Alix Watel © Fanette Cazajous © Fanette Cazajous Le Collectif bim passe le relais à seize lycéen.ne.s dans un village de Lozère en pleine campagne. Ensemble nous traversons les ruelles de vieilles pierres, les sentiers bordant les champs de blé, nous nous mêlons aux vaches et aux chiens de bergers qui parfois participent à la performance. Le territoire est vaste et l’horizon dégagé, le mobilier urbain semble lointain, les méthodes habituelles de bim doivent donc être réinterrogées. Nous explorons une scierie derrière laquelle se dessinent les collines au soleil couchant. Nous longeons le cimetière qui fait face à l’église et à la mairie, deux couples se marient en même temps ce même soir ! Et les témoins sont là qui applaudissent ! Nous suivons les jeunes mariés jusqu’aux abords d’une forêt d’où nous parviennent d’anciennes incantations, serait-ce les mots de Shakespeare ? Et qui sont ces trois sorcières qui hurlent parmi les mauvaises herbes là-bas? Fuyons ! Jusqu’au jardin d’enfants, il y en a qui se disputent ? On dirait du Marivaux... continuons ! Jusqu’à cette grande route qui parait si interminable que certains randonneurs semblent s’être écroulés avant que d’en avoir vu la fin. Jusqu’à cette rue où tout fait peur, où les murs nous avalent et où le goudron se change en rivière. Jusqu’au Théâtre enfin, dont les portes ouvertes accueillent aussi bien les marcheurs, les spectateurs d’opéra, les grandes tiges en salopette toutes vertes, et les visages jaunes des marguerites au curcuma qui poussent dans le champ juste là, à côté... vous avez vu ? t v a a n
- AUTOUR DE L'ENSATT | Collectif bim
s p r a è AUTOUR DE L'ENSATT septembre 2016 Colloque Interstice - École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre / déambulation autour du Théâtre Laurent Terzieff - Lyon / 6 bimeurs © Benjamin Bourgeois © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Benjamin Bourgeois © Benjamin Bourgeois © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Benjamin Bourgeois © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Benjamin Bourgeois © Benjamin Bourgeois © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Benjamin Bourgeois © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Benjamin Bourgeois © Benjamin Bourgeois © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Benjamin Bourgeois © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Benjamin Bourgeois © Benjamin Bourgeois © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli © Louka Petit-Taborelli De [la culture], on ne sait presque rien, elle existe à peine, elle se glisse dans les interstices entre les êtres. On sait juste que sans elle nous serions terriblement seuls, emmurés dans nos enveloppes de chair, sans rêve et sans désir. "D'où vient Angéla Küber ?", Bruno Descamps Voilà la première phrase que l'on lit lorsqu'on découvre le site internet de l'association Interstices qui organisait à l'ENSATT une journée d'échanges autour des interactions entre création artistique et action culturelle. Il s’agissait, pour les participants, de réfléchir de nouveau collectivement à ce que peut recouvrir l’acte artistique, le rôle de l’artiste, dans sa globalité mais aussi notamment lorsqu’il s’exerce dans une démarche partagée ou dans un milieu particulier, au-delà des scènes habituelles de création et de production. Une question chère à bim, à laquelle nous tentons de répondre, avec nos outils de bimeurs, à chacune de nos tentatives. C'est dans le cadre de ce colloque que nous avons été invité à redécouvrir un lieu que nous connaissons très bien: le nouveau bâtiment de l'ENSATT au sein duquel se trouve le théâtre Laurent Terzieff, hôte de la rencontre. Fidèles à notre volonté de bimer des espaces non théâtraux, notre exploration et nos rêveries sont restées à l'extérieur du bâtiment. Récupérant les participants du colloque pendant leur « pause », nous avons, avec eux, redessiné une grande pelouse en lignes orthogonales mouvantes ; une allée coincée entre les deux bâtiments a abrité un décor sonore dans lequel les rires et les voix n'étaient entrecoupés que par les portes qui claquaient, une passerelle en verre s'est transformée en bateau pirate, en appartement puis en salle de sport. Cette déambulation s'est achevée avec l'exploration renversante d'une façade qui, avec ses nombreux escaliers, points d'accès, et portes de sorties, nous a fait perdre la boule et changer de perspective... t v a a n
- VERS LES JARDINS DE L'ÉVÊCHÉ | Collectif bim
s p r a è VERS LES JARDINS DE L'ÉVÊCHÉ septembre 2017 Festival L'Été sans fin - La Halle aux Grains - scène nationale de Blois / déambulation jusqu’aux jardins de l’Évêché - Blois / 8 bimeur.euse.s © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier © David Daurier Dans le cadre du festival L’Été sans fin, organisé par la Halle aux Grains - Scène Nationale de Blois, nous avons proposé une interprétation improvisée des ruelles de la ville. Témoins des tutoiements entre patrimoine historique en sommeil et bâti contemporain, nous avons cueilli notre public devant le théâtre pour l'entraîner dans une descente au paradis du Jardin de l'Évêché. Comment s’extraire des aprioris touristiques et raconter l’énergie bien actuelle d’une adolescence omniprésente ? Quel désordre possible au milieu des siècles imposants ? Sur les pas fugitifs d'une rose en robe de satin, nous avons roulé-boulé sur les pavés, regonflé nos corps grâce aux pompes funèbres, parcouru passages, ruelles, pas-d'âne et parapets pour faire jaser les pierres, tresser les herbes folles et inviter les gargouilles au grand saut. Dans la roseraie, nous nous sommes piqués d’une frivolité arrosée, avant de planter là nos habits. Quand soudain, l’averse... Et bim ! L’été prit fin. t v a a n
- PORTES OUVERTES SUR LA VILLE / Le centre ancien | Collectif bim
s p r a è PORTES OUVERTES SUR LA VILLE / Le centre ancien juin 2022 Projet sur le territoire d'Annonay - Quelques p'Arts... CNAREP Auvergne-Rhône-Alpes / centre ancien - Annonay / 3 bimeur.euse.s accompagné.e.s d'un groupe de participant.e.s du quartier et de l'association 26FK © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora © Magali Stora Le spectacle Portes Ouvertes sur La Ville a eu lieu le 18 Juin 2022 sous un soleil de plomb. Malgré cette chaleur assommante, nous avons joué nos 3 performances, dans 3 quartiers de la ville avec 3 groupes d’habitant.e.s cet après-midi là, et ce 3 fois ! Nous nous sommes tou.te.s rencontrées autour de notre attachement à la ville d’Annonay. Nous y avons passé un mois (environ) et euxelles y vivent, et depuis très longtemps pour certain.e.s. Nous, nous découvrons encore la ville, eux la connaisse par coeur. Ces performances, écrites collectivement, sont comme un compte rendu sensible de cette rencontre riche en émotions. Chacune y posant un regard très différent. Les habitant.e.s du vieil Annonay réveillent leur quartier avec tendresse et nostalgie. Dans ce dédale de rues, on se perd, entre les vrais et les faux souvenirs, entre la grande et les petites histoires, entre le sincère et le grand délire. Ce n’est pas facile de s’exposer dans une ville où tout le monde se connaît et où tout le monde se regarde. Dans un foyer-senior, dans un supermarché ou dans un quartier délaissé, qui n’a pas rêvé de pouvoir imaginer ces espaces de vie, comme des grands terrains de jeu où tout serait possible ? Car être attaché à un lieu ne veut pas forcément dire en être prisonnier. Une ville attachante, c’est aussi une ville où l’on se retrouve, où l’on se sent libre peu importe ce qu’en diront les autres ! C’est grâce à ce projet, qui a commencé en 2018, que nous avons découvert Annonay et ses habitants. Cette ville, qui, pour le quidam qui ne fait que passer, laisse un goût étrange, un peu "passé", renferme en elle une energie folle qui nous a emporté durant ces 4 belles années. Merci ! t v a a n
- BIM DANS TA RUE | Collectif bim
s p r a è BIM DANS TA RUE mai 2017 Festival ADO - Le Préau CDN de Normandie - Vire / Rue Chênedollé - Vire / 5 bimeur.euse.s et 18 ados © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard © Pauline Bayard Invité par le Préau CDN de Normandie - Vire pour mener des interventions artistiques en milieu scolaire, le Collectif bim s’est vu confié une mission sur toute une année scolaire avec pour horizon une performance réalisée avec un groupe de 4ème et 3ème au Festival ADO 2017. En partenariat avec 3 établissements scolaires (le collège Albert Camus de Tinchebray, le collège multi-sites René Gosciny de Passais-Céaucé et le collège Jean Vilar de St Sever) nous sommes allé à la rencontre des collégiens du bocage, avons tenté de former un seul groupe, de les faire redécouvrir le territoire du collège, de les questionner sur leur corps dans l’espace et leur regard sur l’autre. Nous avons créé une performance avec eux à l’issue de chaque résidence et une exposition de photographies réalisées par Pauline Bayard. En parallèle de ce travail, nous avons constitué un groupe d’élèves volontaires de chaque établissement pour réaliser une performance dans des conditions professionnelles, au contact d’un public extérieur. La proposition du théâtre était que nous bimions dans la rue Chênedollé rebaptisée Rue des Z’arts pendant le festival. En quelques jours nous avons dû penser une déambulation dans cette rue et créer cette ballade pour le public du festival. Le pari était complexe car la rue était étroite. Nous avons proposé une déambulation en 3 stations pour que le spectateur redécouvre cette rue et se créer une mémoire plus poétique et détournée de cet espace. Notre nombre a été notre force et les élèves se sont surpassés. Nous les avons vu grandir, évoluer, comprendre, mais surtout redécouvrir les espaces autour d’eux. t v a a n
- À BORD DU T11 EXPRESS | Collectif bim
s p r a è À BORD DU T11 EXPRESS juin 2018 Inauguration de la ligne de tram T11 - Hypermur / T11 - région parisienne / 7 bimeur.euse.s © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo © Pierre Le Tulzo C’est un voyage, comme ça, juste pour le plaisir de voyager, et de bimer. Un voyage qui part d’une gare pour aller dans une autre gare, juste comme ça. Pour enfin, s’arrêter un peu dans les lieux où l’on ne s’arrête jamais, mais où l’on passe, où l’on court, où l’on râle, où l’on est en retard, où il y a des problèmes, où l’on ne se parle pas, où l’on paye… Mais parfois aussi, où l’on s’aime, où l’on rit, où l’on se regarde, où l’on se fait un film… Nous n’avions pas envie de rêver de notre destination, mais de notre trajet ; et alors, pourquoi ne pas déjà profiter des couloirs, des escaliers, des passerelles, des ascenseurs, des strapontins et des flux de passagers ? Alors le temps d’une performance, on a transformé les gares en boite de nuit, en hippodrome, en immeuble du K.G.B., en navire… On a dansé au rythme des annonces enregistrées. On s’est perdu et on s’est retrouvé. On a couru partout, sur toutes les lignes, le long de toutes les voies. On a donc pris le tram, le T-11 Express, qui nous a guidé dans sa tournée des gares de banlieue sans jamais repasser par Paris. t v a a n
- JE BIM, TU BIM, IL/ELLE BIM | Collectif bim
s p r a è JE BIM, TU BIM, IL/ELLE BIM juin 2021 Festival Et 20 l'été / cour d'immeuble du quartier Saint-Blaise - Paris / 4 bimeur.euse.s et 2 classes élémentaire du quartier © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon © Pauline Haon Le Festival Et 20 l'été nous invitait pour la quatrième fois à venir arpenter les rues du 20ème arrondissement. Cette année, nous avons travaillé avec deux écoles du quartier Saint-Blaise autour du thème de la rencontre. Pendant deux semaines, nous avons bimé avec une classe de CE1 et une vingtaine d'élèves issu.e.s du dispositif UPE2A, afin de présenter, dans le cadre d’un festival professionnel, un spectacle chargé de l'énergie de ces 40 enfants. Notre espace de recherche était une cour d’immeuble labyrinthique, dans laquelle nous nous sommes joyeusement perdu.es. Les bimeur·euses parti.es à la recherche des élèves se sont très vite fait aspirer par leur imaginaire : les enfants ont transformé les allées bétonnées en couloir de natation, les plateformes en boîte de nuit effervescente, et les escaliers en dortoirs collectifs… Puis le public a déambulé à travers ce dédale onirique, apercevant ici et là des enfants jouant à des jeux mystérieux, naissant aux pieds des arbres, inventant un serpent gigantesque ou encore devenant la verdure qui fait se craqueler le béton. Après ces deux semaines d’aventures collectives, il n’y avait plus de performeur.euses, de professeur.e ou d'élèves : il ne restait que 46 bimeur.euse.s et la joie de réinventer l’espace et ses règles au gré de nos envies. t v a a n
- FENÊTRES SUR COUR AU QUATRE MOULINS | Collectif bim
s p r a è FENÊTRES SUR COUR AU QUATRE MOULINS novembre 2016 Festival Obliques - Théâtre du Grain / déambulation dans le quartier des Quatre Moulins - Brest / 7 bimeur.euse.s © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Anne Blanchard © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Théâtre du Grain © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Brigitte Le Gall © Brigitte Le Gall © Brigitte Le Gall © Anne Blanchard © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Anne Blanchard © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Théâtre du Grain © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Brigitte Le Gall © Brigitte Le Gall © Brigitte Le Gall © Anne Blanchard © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Anne Blanchard © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Théâtre du Grain © Anne Blanchard © Théâtre du Grain © Brigitte Le Gall © Brigitte Le Gall © Brigitte Le Gall © Anne Blanchard Guidés par un chemin de feuilles mortes jaunes-orangés tracé pour l'occasion, les spectateurs sont invités à attendre les bimeur.euse.s sous le grand arbre du parvis de la médiathèque des Quatre Moulins de Brest. 11H30 sonne et, un par un, les bimeur.euse.s sortent de leurs cachettes pour aller lire, en silence, des livres en feuilles d'automne, avant de trompeter dans les tuyaux des rambardes le début de la promenade, imitant les gros bateaux du port lointain. Un échos de mouette répond. Et c'est ainsi, à la manière du petit Poucet, qu'iels sèment sur le début du chemin quelques feuilles mortes, ouvrant la voie à la rêverie matinale... Une promenade aux teintes multiples : des arrières-cours désertes aux marchés vivants et joyeux, du cimetière au pont dirigé vers l'océan et ses voiles que l'on aperçoit enfin au bout du Finistère... t v a a n
- LES RIVES DU MARONI | Collectif bim
s p r a è LES RIVES DU MARONI avril 2016 Festival les Tréteaux du Maroni - Cie KS and CO - Centre Dramatique Kokolampoe / sur les rives du Maroni - Saint-Laurent-du-Maroni / 3 bimeurs, les élèves du TEK - Théâtre-École Kokolampoe, et The 4 Messengers de l'Art Tembe Studio © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar © Ronan Liétar Second voyage en Guyane française pour le Collectif bim, entre workshop et création, une fantastique expérience sous le signe de l'échange, du partage et du mélange des cultures. Les eaux boueuses du Maroni, fleuve et frontière naturelle entre la Guyane et le Surinam traversant la forêt amazonienne et longeant la ville de Saint-Laurent, tel était le décor atypique de ce bim déambulatoire. Tout débute à l’embarcadère du quartier de « La Glacière », par une façade d'immeuble raisonnant au rythme d'une chanson en langue Sranan Tongo, une apparition surprise où tous les bimeurs se retrouvent dans un brouhaha interlinguistique (français, anglais, hollandais, langues bushinengué...) pour inviter les spectateurs à emprunter les pirogues et poursuivre l'aventure. Au milieu du ballet des pirogues qui ne cessent de traverser d'un rivage à l'autre, nos passagers, eux, entament leur voyage et descendent la rive Guyanaise. Lentement, les pirogues avancent, et à terre, tel un musée vivant, s'en suit des images, tableaux animés et situations des bimeurs. Ces berges de sables marron, où le chemin s'insinue au milieu d'une végétation luxuriante nous inspire grand nombre d'activités aquatiques (pèche, natation, aviron), de promenade façon Tom Sawyer et d'appels aux piroguiers. Après avoir fait le tour d'une épave ensablée au milieu du fleuve, nos croisiéristes accostent sur la petite plage de la place de l'office du tourisme où attendent déjà les bimeurs, inertes, allongés sur le sol. Ce point de chute était anciennement le premier lieu d'arrivée des bagnards avant d'être réparti dans les différents camps Guyanais, et où maintenant trône la statue d'un bagnard assis, la tête entre ses mains. Les spectateurs assistent ainsi à cette arrivée lente et sombre; mais très vite, les bruits de la forêt amazonienne et la vie reprennent le dessus. L'ancien ponton se transforme en croisette, l'espace devient un terrain de rugby-noix-de-coco, les danses et les chants s'enchainent naturellement pour terminer par un rap libérateur sur une note de révolution. « I have a dream... We have the key ! » t v a a n